Publié le 10 Mars 2017

Un album pour aborder la question des attentats avec les enfants, suite aux événements qui sont survenus il y a peu.

« Qu’est-ce que c’est cet orage qui a fait un si grand bruit dans le salon ? » Pourquoi Papa, Maman et mon grand frère Sacha pleurent-ils tout le temps ? Pourquoi Maman et Papa ne courent-t-ils plus à leur travail comme avant, ne rient-ils plus à mes blagues le soir au dîner, ne me font-ils plus de câlins ?

Le plus petit de la famille n'a pas compris ce qu'était "cet orage", ses parents n'osent pas lui en parler mais l'enfant s'interroge et comprend bien plus que ne le croient les adultes.

Les auteurs proposent une histoire simple, avec des illustrations utilisant le jaune, le blanc, le bleu. Le sujet est ainsi aborder de manière simple et avec légèreté, tout en permettant d'expliquer aux enfants les événements tragiques qui sont survenus.

Hélène Romano est psychopathologue, spécialiste du trauma de l'enfant.

A la fin du volume, une double page blanche permet aux jeunes lecteurs de dessiner leurs joies ou leurs peurs.

Une fiche à destination des parents éclaire de conseils essentiels la communication avec leur enfant.

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Rédigé par La fée Culturelle

Publié dans #Lecture

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Publié le 28 Février 2017

Le 21 et 22 mars prochain, ce sont les Journées internationales du livre voyageur. Il s'agit de la 5ème édition de cet événement, qui incite à "lâcher" des livres, partout en France et dans le monde.

Elle est à l'initiative de l'association "Improbables Librairies, improbables bibliothèques", (suivez leur page facebook, elle est dynamique, vivante et on trouve pleins de publications insolites) et de la fête du Livre jeunesse de Villeurbanne (ou en tout cas, ces deux structures relancent vivement la manifestation dans le cadre de la polémique du procès-verbal de Gwenaelle).

« Les 21 et 22 mars, les citoyens vont faire du monde une bibliothèque à ciel ouvert. Si vous pouviez en parler, ce serait une bien belle chose... cela éviterait que des fonctionnaires zélés de la police ne nous verbalisent faute d’en avoir eu connaissance », indique avec le sourire Gérard Picot, directeur artistique de la Fête du livre Jeunesse.

Comment ça marche ? Déposer un livre là où on le souhaite et laisser à chacun le soin de le découvrir.

Quelques éléments de procédures sont toutefois à respecter :

• Se connecter sur la page Facebook travelling.book.days pour remplir le formulaire d’inscription en ligne

• Sélectionner un ou des livres et y coller les étiquettes de l’événement (téléchargeables sur Facebook ou envoyées par mail)

• Prendre une dernière photo du livre à l’endroit où il a été laissé afi n de lancer le jeu de piste. Soyez inventifs ! Pourquoi ne pas déposer 20 000 lieues sous les mers à la piscine ? La photo doit être envoyée à l’adresse suivante : fdlj.communication@mairie-villeurbanne.fr

 

A vous de jouer !

 

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Rédigé par La fée Culturelle

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Publié le 22 Février 2017

Cette bande dessinée rassemble 10 témoignages de jeunes, recueillis par Jane Deuxard et mis en image par Deloupy. Ces témoignages nous viennent tout droit d'Iran et traitent des libertés des habitants, suite à l'arrivée au pouvoir de Hassan Rohani. Il s'agit surtout de parler de la liberté d'aimer. Nous découvrons donc l'histoire de Gila, 26 ans, amoureux de Mila ; de Saviosh, 20 ans, dont sa copine vit à plus de 6 heures de route ; de Vahid, 26 ans, qui évoque ceux qui sont morts...

Ils ont tous entre 20 et 30 ans, ils sont Iraniens et ils racontent leur quotidien en Iran. Ils sont interviewés discrètement par ce couple de journalistes qui livrent, au gré de ces témoignages, un bien triste état des lieux de la jeunesse locale.

Différents sujets sont évoqués : la virginité obligatoire pour une femme qui n'est pas encore mariée, les bassidjis ou les hommes de main du régime qui espionnent en civil, les mariages arrangés, mais aussi le Mouvement vert et la terrible répression qui s'en est suivie, l'absence d'alcool et les subterfuges pour en avoir sous le manteau...

Une bande dessinée qui décrit une réalité triste et dure, mis en lumière par un illustrateur de talent. Des dessins simples et efficaces, une bande dessinée qui marque et qui révolte.

Love story à l'iranienne, Jane Deuxard et Deloupy, Ed. Delcourt, 2016.

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Rédigé par La fée Culturelle

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Publié le 9 Février 2017

Une auteur jeunesse que j'apprécie particulièrement également et voici sa dernière actualité éditoriale, la sortie d'un magnifique album "Le bois dormait".  Le livre à peine ouvert que l'on est transporté directement dans l'univers de Rebecca Dautremer... poésie, ambiance sensible et mélancolique, beauté. Nous retrouvons la finesse et la beauté des dessins de l'auteur qui nous plonge dans une ambiance à la "belle au bois dormant".

Nous entrons dans le conte en compagnie de deux personnages, qui ont été crayonné par l'auteur. Ils sont les seuls à être éveillés et se demandent ce qui se passe. Nous les suivons de page en page, se déplaçant, bougeant, observant. Tout est endormi dans ce village... du papillon au lièvre, de l'enfant à la vieille femme, des musiciennes aux boxeurs ou à la marchande de fleurs...

L'illustratrice montre à travers ses magnifiques illustrations aux couleurs chatoyantes, l'abandon, le silence, le calme... Jusqu'à ce que...

Un album grand format à observer très attentivement, des détails minutieux, des couleurs subtiles, une ambiance d'un autre temps...  Nous sommes émerveillés par l'œuvre de Rebecca Dautremer puisqu'il faut bien parler d'œuvre d'art.

Le Bois dormait, Rebecca Dautremer. Ed. Sarbacane, 2016.

Dès 5 ans.

Le Bois dormait, Rebecca Dautremer
Le Bois dormait, Rebecca Dautremer
Le Bois dormait, Rebecca Dautremer

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Rédigé par La fée Culturelle

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Publié le 8 Février 2017

L'artiste japonaise Ayumi Shibata nous fait découvrir ses cités de papier insolites, installées au creux d'un verre ou d'une théière transparente. A travers ses créations minutieuses, elle cherche à incarner la relation de l'homme et des environnements qu'il fabrique avec la nature, et le fragile équilibre de ce lien.

Elle utilise le papier comme matière première, à la fois parce qu'il est simple d'utilisation et parce qu'il est parce qu'il est symboliquement chargé. En effet, « kami », en japonais, signifie « papier », mais aussi « divinité » et « esprit ». La religion shinto considère le papier blanc comme sacré, d'autant plus que les « kami » vivent tout autour de nous, dans les arbres, le sol, les pierres, les objets manufacturés et même dans nos corps...

Pour découvrir les oeuvres de Ayumi Shibata, n'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.ayumishibata.com/

Source : ActuaLitté

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Rédigé par La fée Culturelle

Publié dans #Expo & Musée

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Publié le 30 Janvier 2017

Encore un album merveilleusement bien réussi pour Ilya Green !

Oui, vous ne l'avez pas oublié, j'aime beaucoup cette illustratrice et elle nous sort encore un album tout en beauté et en poésie, autour d'un thème plutôt sombre qu'est la mort.

L'album raconte la relation d'une petite fille avec sa maman (à priori l'histoire de notre auteur). Tout est beau, coloré, sensible. Les illustrations sont douces, pleines de couleurs, on ressent la douceur de vivre et on admire une belle relation. Mais un jour la mère disparait, et les couleurs s'assombrissent, la vie devient plus sombre et les dessins changent... La petite fille va renaître petit à petit, en partant pour un long voyage où elle fera des rencontres. La maman se symbolise en arbre et continue d'exister avec elle.

On traverse l'album avec douceur et poésie, mais on sent la tristesse qui traverse l'histoire. Les illustrations sont toujours aussi magnifiques, entre papiers découpés, coloriés, crayons... l'univers d'Illya Green est bien présent. On traverse les couleurs, les saisons, au travers des émotions ressenties par l'enfant. Un joli voyage qui se terminera bien.

Une thématique importante à aborder avec les enfants, celle de la perte d'un être cher. Un album a lire à voix haute de préférence.  

Tout autour, Ilya Green, Ed. Didier Jeunesse, 2017.

Tout autour, Ilya Green
Tout autour, Ilya Green
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Rédigé par La fée Culturelle

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Publié le 20 Janvier 2017

Un album qui aborde la question des tatouages et qui a très rarement abordée, surtout en littérature jeunesse. L'album est vraiment tendre. On suit un petit garçon, "p'tit bonhomme", qui est curieux et veut en savoir plus sur chaque tatouage se trouvant sur le corps de son papa. Chaque tatouage raconte une histoire, un épisode de vie, que la papa a plaisir à raconter : un dragon, souvenir d'un livre d'enfant, un manège, souvenir du jour où il a embrassé une jolie fille, mais le tatouage le plus important raconte le meilleur souvenir... à vous de le découvrir.

J'ai trouvé cet album vraiment tendre et délicat, une petite bulle de poésie, des illustrations soignées, riches de couleurs et de détails. On aborde ainsi avec simplicité et sincérité une thématique rarement évoquée, et qui permet de changer le regard sur les tatouages.

Tu me racontes tes tatouages ? Alison McGhee, Elise Wheeler, Ed. Rue du monde, 2016.

A partir de 4 ans.

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Rédigé par La fée Culturelle

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