La fractales des raviolis, de Pierre Raufast

Publié le 2 Juillet 2016

Après avoir lu avec beaucoup de plaisir et d’intérêt La variante chilienne, ce fût presque une obligation de lire le 1er roman de Pierre Raufast dont on ne m’avait dit que du bien ! Et je ne fût pas déçue, bien au contraire. Ça faisait d’ailleurs longtemps que je n’avais pas eu le nez plongé dans un bouquin de cette manière : dans les transports, en marchant pour prendre mon 2e train ou rejoindre mon lieu de travail, le soir chez moi, entre midi et deux… autant dire que je l’ai littéralement dévoré !

Pour vous raconter la petite histoire de la découverte de cet auteur, cela s’est fait vraiment par hasard (ou pas tant, je vous rappelle que je suis bibliothécaire de métier). Je cherchais des idées cadeaux, c'était à la période de Noël il me semble. Une collègue me conseilla ainsi d'offrir La fractale des raviolis et c'est ce que je fis. Très bon choix puisque je n’ai eu que des retours positifs ! J’ai donc décidé de continuer à l’offrir (tout en ne le lisant pas, ne me demandez pas pourquoi, je devais sûrement être sur autre chose). Sauf qu’après moi, ce fût autour de deux autres collègues de l’offrir à leur entourage… ce qui fait que nous avons dû l’offrir une bonne vingtaine de fois à nous seules (cher Pierre, si vous avez reçu plus d’argent dernièrement, dites-vous que nous y avions un peu participé !).

Revenons à nos moutons… La fractale des raviolis… Un roman superbe ! Vraiment dans la même veine que La variante chilienne. J’ai accroché du début à la fin. Il est vrai que pour certains romans, on peut aimer l’histoire mais être déçue par la fin, mais là alors… quelle fin ! Merveilleuse ! Bravo.

Tout commence par une femme trompée. Une femme en colère qui a décidé de tuer son mari volage. Pour cela, il faut réfléchir à un moyen simple, efficace, histoire de ne pas avoir à découper le corps en morceaux ou à le jeter par-dessus bord. Quoi de plus rapide que d’empoisonner son plat favori, et qui plus est, le plat de sa belle-mère ! Des raviolis. Tout semble parfait. A partir de ce moment-là tout s’enchaine. En réalité, le roman est une succession de petites histories, toutes liées les unes aux autres par un détail ou un personnage, qui se succèdent et que nous lisons avec beaucoup d’intérêts et de plaisir (toujours).

Sorte d’accordéon littéraire ou de poupées russes : nous découvrons les aventures extraordinaires d’un jeune garçon solitaire qui, parce qu’il voyait les infrarouges, fut recruté par le gouvernement ; les inventions stratégiques d’un gardien de moutons capable de gagner la guerre d’Irak ; les canailleries d’un détrousseur pendant l’épidémie de la peste à Marseille en 1720 ou encore la méthode mise au point par un adolescent sociopathe pour exterminer le fléau des rats-taupes.

Tout au long de ces lectures, on ne cesse de se demander régulièrement « bon, et les raviolis alors ? Ça a marché ? Le mari a-t-il été puni ? ». Et c’est pour cela que l’on lit aussi vite, on veut savoir où tout cela va nous mener.

Allez, courrez tous en bibliothèque le découvrir, en librairie l’offrir, c’est un roman qui vaut le coup !

Je comprends qu’un homme puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par désœuvrement, par curiosité, par habitude, par excitation, par intérêt, par gourmandise, par nécessité, par charité, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non. Pourtant, ce substantif vint spontanément à l’esprit de Marc, lorsque je le pris sur le fait avec sa maîtresse.

Rédigé par La fée Culturelle

Publié dans #Lecture

Repost 0
Commenter cet article

Pierre 04/07/2016 20:27

merci pour cette seconde belle critique, la fée ! :-)